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    La statue de la Liberté

    La statue de la Liberté a été conçue par le sculpteur Auguste Bartholdi (1834-1904), qui a également réalisé de nombreuses statues d'hommes célèbres. Il a fait appel à Gustave Eiffel, le fameux ingénieur de la Tour Eiffel, pour la conception de l'armature en acier pour soutenir la statue recouverte de cuivre. Cette statue mesure 46,05 m de haut, et après pareil pour le socle, ce qui monte à peu près à 100 m de hauteur.

    Contexte historique :

    La statue de la Liberté est en vrai un cadeau de la France aux États-Unis en signe d'amitié, mais aussi pour célébrer le centenaire de l'indépendance américaine. En effet, en 1776 les américains attaquent la Grande-Bretagne avec l'aide militaire de la France, ce qui amène à la capitulation anglaise. Suite à cette attaque les Américains déclarent leur indépendance. C'est à ce moment la que les États-Unis et la France deviennent amis.

    Description de l’œuvre :

    La statue représente une femme vêtue d'une robe ample et d'une couronne avec 7 pointes, représentant les 7 continents. La couronne fait aussi penser à celle du dieu du soleil Hélios. On voit que le visage de la femme est sévère, comme si la statue protégeait les États-Unis. Selon certaines sources, Bartholdi s'est inspiré du visage de sa mère pour cette sculpture. La femme brandit une torche enflammée de sa main droite, et tient dans sa main gauche une tablette ou l'on voit écrit "JULY IV MDCCLXXVI" (4 juillet 1776), la date de l'indépendance américaine.

    Au pied de la structure il y a des chaînes brisées, symbolisant la fin de la tyrannie, la liberté, la fin de l'esclavage.

    Interprétation :

    La France, désormais amis avec les États-Unis, décident d'offrir un cadeau pour commémorer le centenaire de l'indépendance américaine. D'un accord commun il est convenu que la France serait responsable de la conception et de la construction de la statue, et les États-Unis de la construction du socle.

    La statue représente la République en Amérique, un peu comme Marianne en France.

    Conclusion :

    La statue devient un œuvre incontournable aux États-Unis puisqu'elle est admirée par tout le monde et attire les foules. Elle est même inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO et est visité par 5 millions de personnes par an. On peut faire une comparaison entre la Statue de la Liberté et "La Liberté guidant le Peuple" d'Eugène Delacroix par son aspect allégorique et sa portée politique, elle a été fréquemment utilisée comme le symbole de la République Française ou de la démocratie.

     



  • Otto Dix - La Guerre

     

    Présentation de l'oeuvre :

    Titre : La Guerre

    Nature de l'oeuvre : Triptyque (oeuvre qui est sculptée ou peinte en 3 parties avec possibilité de refermer les panneaux latéraux)

    Artiste : Otto Dix (1891-1969)

    Date : 1929-1932

    Dimensions : 204 cm x 204 cm (panneau central), 204 cm x 102 cm (panneaux latéraux), 60 cm x 204 cm (panneau du bas)

    Technique : Huile sur bois

    Mouvement : Expressionisme

    Lieu d'exposition :  Galerie Neue Meister, Dresde, Allemagne

     

    Contexte historique :

     

    Otto Dix réalise cette oeuvre entre les deux guerres mondiales (1929-1932). Cette oeuvre est reliée à la 1ère GM et représente les conséquences humaines,  morales et matérielles. La 1ère GM est  la 1ère guerre industrielle et elle a traumatisé autant les hommes sur le front, que les femmes et les enfants à l'arrière à cause de l'usages d'armes de plus en plus meurtrières. Environ 10 millions de soldats ont été tués au combats et des millions sont revenus blessés ou mutilés. Il s’agissait pour l'artiste de peindre les souvenirs de son expérience au front et dans les tranchées.

    Description et interprétation de l'oeuvre 

    Cette oeuvre composée de trois panneaux principaux est appelée triptyque. Elle rappelle la forme des retables de la Renaissance. Cette composition n'a pas été choisie par hasard puisque l'artiste s'est inspirée d'une grande oeuvre de la Renaissance :  Le retable d'Issenheim de Mathias Grünewald.

    Ce que l'on voit :

    Panneau central : A l'arrière plan du panneau central on peut voir des ruines de maisons écroulés ou calcinés. On n'y voit aucune trace de présence humaine. Cet arrière plan représente l'ampleur des dégâts causés par les bombardements. Au premier plan on voit une tranchée avec des corps broyés et entassés. On voit même un vers sortir de la bouche d'un cadavre avec des cicatrices sur les jambes et les pieds, ce qui pourrait faire penser au conditions d'hygiène désastreuses dans lesquelles les soldats ont écu dans les tranchées (maladies, saletés, bactéries...). On voit au dessus de la tranchée un squelette qui pointe du doigt les cadavres, il pourrait représenter la mort et la barbarie. Il n'y a qu'un seul survivant, équipé d'un masque à gaz, le seul qui assiste à cette scène désastreuse. On le voit comme s'il était coupé du monde.

    Panneau de gauche : On aperçoit des soldats armés marchant vers le front, tournant le dos au spectateur. On a l'impression qu'ils viennent de quitter leurs proches.

    Panneau de droite : Otto Dix se représente en sauveur qui aide un soldat blessé. C'est le seul qui fait face au spectateur et qui avance vers le premier plan. Il est aussi l'unique personnage qui ne porte pas l'uniforme complet d'un soldat (il n'a pas d'arme, pas de casque,..)

    Prédelle : Panneau inférieur au format rectangulaire allongé : ceci semble etre un caveau ou un cercueil collectif puisque l'on voit plusieurs cadavres, des soldats allongés évoquant le corps du Christ représenté dans la prédelle du retable d'Issenheim.

    Les couleurs :

    Dans cette oeuvre l'artiste a utilisé des nuances de rouges et de brun, ce qui fait le coté sombre de l'oeuvre. La couleur dominante est le brun, le brun de la terre des tranchées. Cela rappelle le quotidien des soldats. On voit aussi pas mal de rouge, surement utilisé pour symboliser le sang, ou la violence et parfois la mort.

     La principale touche de lumière se trouve dans le panneau de droite dans lequel le peintre éclaire grâce à l’emploi de couleurs claires le personnage du sauveur. Cet éclairage puissant guide notre regard de spectateur vers cette partie importante de l’image, peut-être la plus importante pour l’artiste car elle est la seule à présenter une part d’espérance et de vie. 

     

    Conclusion

    La Guerre d’Otto Dix est une œuvre que l’on peut qualifier d’engagée, c’est en quelque sorte un acte politique par lequel l’artiste énonce très clairement son dégoût de la guerre et le pacifisme qui en est la conséquence. Mais son intention ne se limite pas à cette « déclaration de pacifisme » car il souhaite également nous convaincre, nous spectateurs, de l’horreur et de la bêtise de la guerre. C’est certainement pour cela qu’il se représente en sauveur : il est celui qui nous met en garde contre la guerre et ses atrocités. 

     

     


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    Présentation de l'oeuvre :

    Titre :  Le sacre de l'empereur Napoléon

    Nature de l'oeuvre : Huile sur toile

    Artiste : Jacques-Louis David (1748-1825)

    Date : 1806-1807

    Dimensions : 621 cm x 979 cm

    Mouvement : Néoclassicisme

    Lieu d'exposition : Musée du Louvre, Paris

     

    Contexte historique :

     En 1804, le Premier Consul Napoléon Bonaparte devient empereur. En effet, c’est le 18 mai 1804 que le consul à vie Napoléon Bonaparte reçoit la délégation du Sénat lui présentant le « senatus consulte » promulgué le 4 mai, et qui le proclame empereur des Français sous le nom de Napoléon Ier. À la suite de la proclamation, il est demandé au peuple, sous la forme d'un plébiscite, d'accepter l' «hérédité de la dignité impériale ». Les résultats de ce plébiscite furent de 3 572 329 oui contre 2 569 non. La cérémonie a lieu le 2 décembre 1804.

     

     

     

    Analyse de l'oeuvre :

    Le tableau se divise en 3 plans : au premier plan ce sont les hauts dignitaires, on les aperçoit de dos. Au second plan à droite on peut voir Napoléon en train de couronner sa femme Joséphine ainsi que le clergé, avec notamment le pape Pie VII qui est assis, derrière Napoléon. On voit aussi à gauche des maréchaux avec les dames d'honneur. A l'arrière plan on voit les maréchaux et les tribunes. Les personnages sont représentés grandeur nature sur le tableau afin de renforcer l'impression de relief du tableau. On voit aussi en regardant bien l'oeuvre une séparation : on voit le coté laïque du coté gauche et le coté religieux du coté droit.

    Napoléon est beaucoup mis en valeur sur ce tableau car on le voit debout, en hauteur, tous les yeux et les lumières rivés sur lui, on voit sa femme Joséphine à ses pieds. On remarque aussi que c'est lui qui agit alors que le pape est en retrait, ce qui donne a Napoléon une image d'un pouvoir fort. 

    Les couleurs dominantes du tableau sont l'or et le pourpre, symbolisant la richesse et le pouvoir. On aperçoit ces couleurs claires au niveau de l'empereur et autour de lui, puis les couleur deviennent de plus en plus sombres à partir du second plan.

     

     

     

     

     


  • Nom de l'artiste : Francisco de Goya (1746-1828)

    Titre de l'oeuvre : Tres de Mayo

    Date : 1814

    Technique utilisée : Huile sur toile

    Dimensions : 266 cm x 347 cm

    Lieu de conservation : Musée du Prado, Madrid

    Mouvement : Romantisme

    Qu’est ce que je vois, qu’est-ce que je reconnais, qu’est ce que je comprends, qu’est ce que l’artiste me donne à penser ? :

    • La forme

    Je vois au premier plan des hommes morts, fusillés par les soldats français que l'on voit à droite. Ils sont 4 et ils sont tous habillés en bleu sauf le 3ème soldat, qui est habillé en marron. On peut penser que le 3ème soldat est le chef. Les soldats se tiennent tous de la même façon, comme s'ils étaient sûr d'eux. Je pense que l'artiste a voulu montrer que les soldats n'ont pas de pitié envers les résistants.

    Au second plan on voit des condamnés prêts à se faire tuer, deux hommes qui se cachent le visage, comme s'il pleuraient, des hommes derrière qui semblent faire leurs dernières prières. L'artiste joue sur les émotions. On voit aussi un homme, à genoux, qui a l'air de se démarquer des autres. On le voit les bras tendus et il a l'air de regarder la mort en face. Ce personnage fait penser à Jésus Christ et est représenté comme un martyr. Ces hommes qui vont être exécutés symbolisent la résistance espagnole.                                                                                        

    On voit au dernier plan le palais de Liria, dans la banlieue de Madrid

    • Les couleurs

    On aperçoit beaucoup de couleurs sombres (du gris essentiellement) et on voit au milieu de la scène une sorte de lampe, seul élément de lumière. Cette lumière éclaire les condamnés alors que les soldats sont dans l'ombre. Elle met surtout en valeur le martyr, au centre. On le voit habillé d'un haut blanc et d'un pantalon jaune, ce qui donne un effet de contraste avec les autres couleurs sombres de la nuit. Son haut blanc représente la pureté et l'innocence. On voit aussi beaucoup de rouge au sol, c'est le sang de l'homme qui est à terre, mort. Il a aussi du sang sur sa tête. On dirait que ce rouge est contrasté avec les autres couleurs.

    • La composition

    Le seul élément qui sépare les Espagnols des soldats Français est la lampe qui éclaire les condamnés, à gauche alors que les Français restent dans l’ombre, à droite.

    On pourrait donc partager le tableau en 5 parties:

     

    -Les morts baignant dans leur sang au premier plan

    -Le peloton d’exécution à droite

    -Le groupe qui va se faire fusiller, avec le martyr, personnage le plus important

    -Le groupe de condamnés qui seront les prochains à subir le même sort que les autres

     

    -Et en arrière-plan, la banlieue de Madrid dans la nuit.

     

    Contexte historique : Le tableau fait référence à la nuit du 2 au 3 mai 1808, ou les troupes de Napoléon ont fusillé les combattants faits prisonniers.

    Au début du 19ème siècle, Napoléon dominait une majeure partie de l'Europe mais restait l'ennemi des Anglais

    Pour éviter que ces derniers ne trouvent des alliances auprès de pays comme l’Espagne contre l’Empire Français, il a installé son frère Joseph sur le trône d’Espagne en chassant le roi Ferdinand 7 en 1808.

    Mais les Espagnols sont contre et se soulèvent au nom du sentiment national et le 2 mai 1808 a lieu une bataille dans les rues de Madrid. Dans la nuit du 2 au 3, sont fusillés les prisonniers, c’est ce qu’à peint Francisco de Goya.

     

    Quelles sont les intentions de l'artiste quand il a peint cette oeuvre ?

    Francisco de Goya a peint cette oeuvre pour faire comprendre au roi Ferdinand 7 qu'il était contre Napoléon. Dans le tableau, Goya "glorifie" les prisonniers qui se font tuer en critiquant indirectement les soldats de Napoléons. Il veut aussi faire émouvoir avec des scènes frappantes de cette guerre. Il veut aussi rallier les patriotes espagnols et dire qu'ils sont unis contre Napoléon.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


  • La tour Eiffel

    Monument emblématique de Paris, la Tour Eiffel a été construite par Gustave Eiffel (1832-1923) dans le cadre de l'exposition universelle de 1889. Cette tour mesure actuellement 324 m de hauteur et 124,9 m de coté (au sol). Elle se situe sur la place du Champ de Mars dans le 7ème arrondissement de Paris.

     

    Contexte historique :

    C'est à l'occasion de l'exposition universelle de 1889, date qui marque le centenaire de la Révolution Française qu'a été construite cette tour. Au cours du XIXème siècle la France a "basculée" dans l'ère industrielle. C'est à ce moment-là que l'on a commencé a utiliser le métal, ce qui a révolutionné l'architecture. 

    Beaucoup d'architectes ont voulu marquer cette révolution industrielle en innovant une grande tour métallique et résistante. 

    C'est donc le projet de Gustave Eiffel qui a été retenu pour l'exposition universelle de 1889 à Paris. La tour devait être détruite par la suite mais il a été décidé le la conserver puisqu'elle appartient désormais à notre patrimoine et elle est aujourd'hui considérée comme une oeuvre artistique et pas simplement technique.

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    Description de l'oeuvre 

    •  La forme et les dimensions :

    Pourquoi la forme de Tour ? La forme de Tour a été imposée lors du concours en vue de l’Exposition.

    Combien d’étages a la Tour Eiffel ? La Tour Eiffel compte 3 étages, le premier à 57 mètres du sol, le 2ème à 115 mètres. Le 3ème étage culmine à 276 mètres d’altitude.

    Comment fait-on pour y monter ? Le visiteur a le choix entre l’ascenseur ou l’escalier. Pour arriver jusqu’au sommet, il devra grimper 1665 marches. Aujourd’hui, 7 ascenseurs sont en fonctionnement dont 2 depuis la création de la Tour. 

    •  La Technique :

    Avec quels matériaux a été construite la Tour Eiffel ? La Tour Eiffel a une charpente de fer puddlé qui pèse 7 300 tonnes, pour un poids total de 10 100 tonnes. Elle est composée de 18 000 pièces métalliques assemblées par 2 500 000 rivets.

    • Le Sens :

    Pourquoi avoir construit la Tour Eiffel ? .En 1889, la Tour Eiffel construite par Gustave Eiffel, est inaugurée. Elle symbolise l’âge du fer et, par son gigantisme, le pouvoir de la technique. La Tour Eiffel se veut une vitrine de la société moderne pour Paris lors de l’exposition universelle.

    • Les usages

    A quoi servait l'oeuvre à l'époque ? C'est un ouvrage artistique sans fonction véritable, elle a simplement été construite dans le cadre de l’Exposition Universelle e 1889, qui célébrait le centenaire de la Révolution Française.

    A quoi sert-elle maintenant ? Elle est parfois utilisée pour des recherches scientifiques et sert aussi d'émetteur radio et télé.

     





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