• Oeuvre 2- Très de Mayo

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    TRES DE MAYO

     

    L’auteur : Francisco de Goya, né le 30 mars 1746 à Fuentetuodos et mort le 16 avril 1828 à Bordeaux.

     

    Contexte Historique :

     

    Le très de Mayo est une huile sur toile réalisé par Francisco de Goya en 1814. Au début du 19° siècle, Napoléon 1er dominait presque tout le continent Européen, mais il restait l’ennemi Anglais. Pour éviter toute alliance avec l’Espagne, Napoléon place son frère Joseph Bonaparte à la tête de l’Espagne et chasse le roi Ferdinand VII. Le peuple se révolte la nuit du Très de Mayo ( le 3 mai ) mais malheureusement la révolte échoue et 43 patriotes sont exécutés. Goya a peint le tableau 6 ans après.

    Ce tableau est conservé au Musée de Prado à Madrid.

     

    Description et Analyse :

     

    Au premier plan : Il y a des hommes qui ont été exécutés et  leurs corps baignent dans le sang. À droite, les soldats français en uniforme sont de dos, on ne voit pas leur visage et ils ont leurs fusils pointés sur les espagnols.

     

    Au second plan : Il y a un prêtre qui prie et un homme qui se cache le visage. Goya cherche à émouvoir. Au milieu, un homme se démarque, il est vêtu de blanc et de jaune, il a les bras en croix, il représente le christ. On remarque aussi les futurs exécutés qui ont peur.

     

    Au troisième plan : il y a la banlieue madrilène plongée dans la nuit avec le palais lyria.

     

    Dans le tableau il n’y a qu’une seule source de lumière, la lampe, elle éclaire l’homme vêtu de blanc et les condamnés et laisse les soldats français dans l’ombre. L’homme vêtu de blanc fait un contraste avec les couleurs sombres, il est le symbole de l’innocence. L’autre couleur qui n’est pas sombre est le rouge qui symbolise le sang, Il y en a beaucoup à l’endroit des condamnés.

     

     

     

    Ouverture : Guernica de Picasso qui s’inspire de certain morceau du tableau de Goya.

     

    Avis perso : Etant donné que cette œuvre est un reflet de la réalité quasi-indéniable, je trouve cette œuvre marquante et notamment vecteur de désespoir.


  • Oeuvre 3-  Commie Smasher (Captain América)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Commie Smasher

     

     

    Intro & contexte histo :

     

    Commie Smasher est la couverture du n°78 des aventures de Captain America qui est parue en 1954 aux Etats-Unis. Elle a été dessinée par John Romita et l’auteur du scénario est Stan Lee. Ce n’est pas encore Marvel, mais Atlas Comics.

     

    Après la II e guerre mondiale, les deux superpuissances que sont l’URSS et les Etats-Unis s’engagent dans une guerre froide (période de tension et d’opposition mais sans conflit armé direct) qui partage le monde en 2 blocs (bipolaires) entre 1947 et 1991. En 1954, l’opposition entre les deux grands est très marquée.

     

    Description :

     

    Au premier plan se tient Captain America qui est un super soldat car il a reçu un sérum. Il représente la puissance américaine. Captain America tient un communiste dans ses bras, on a l’impression qu’il va le jeter. On reconnaît le soldat communiste grâce à la faucille et le marteau. Captain America est représenté avec les couleurs des Etats-Unis. Captain America apparaît supérieur aux communistes.

     

    Au second plan, on voit des soldats communistes et son principal ennemi Elektro qui n’est pas représenté comme un humain. Il est vert, son corps est velu, imposant, il lance des éclairs sur Captain America. C’est un « monstre », mais grâce à sa ceinture, son torse et ses bottes, on l’identifie comme un soldat.

    Le meilleur ami de Captain America a notamment été victime de ses charges.

     

    Analyse :

     

    En lettres capitales rouges, on peut lire « Captain America », qui montre qu’il n’est qu’un soldat et que la publication est destinée en premier aux soldats et aux hommes en âge de s’engager.

    « Commie Smasher » signifie « écraseur de communiste ».

     

    Il y a deux encadrés :

    Le premier : « How much suspense can you stand ? » (quel niveau de suspense et d’action pouvez-vous supporter ?)

    Le second : « See Captain America defy the communist hordes » (Regardez Captain America défiant les hordes communistes).

     

    L’utilisation du mot « horde » est nettement péjoratif.

    Les communistes sont présentés comme des sauvages.

     

    Conclusion :

     

    Comics qui est à la base une BD sert ici d’outil de propagande délivrant son message :

     

    Les Etats-Unis sont les plus forts ou même invincibles mais les communistes tournés en ridicules sont néanmoins une menace.

     

     


  • Oeuvre 1- L'affiche rouge

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L’affiche rouge

     

     

    Contexte histo :

     

    Cette affiche a été créée par les Nazis en 1944 durant la Seconde Guerre mondiale.

    C’est le régime de Vichy depuis 1940. Une première partie de la France est occupée par les Nazis.

    Le but de cette affiche est de faire peur aux Parisiens pour que la résistance cesse. L’affiche rouge n’a pas marché et au contraire a même renforcé l’acte de résistance.

     

    Description & analyse :

     

    Cette affiche comporte trois parties.

    Il y a dix portraits disposés en flèche + accompagnés d’un petit texte avec écrit leur nom/identité/conviction/acte de résistance, il n’y a pas leur prénom pour ne pas leur donner de l’importance.

    Tous ceux qui avaient le même nom étaient arrêtés. C’est la bande à Manouchian. Ce sont des étrangers, le peuple les admire car ils se sont battus pour la France alors qu’ils n’étaient pas nationalisés français. Manouchian est à la pointe de la flèche. On ne voit pas leur regard pour les rendre inquiétants et les photos sont sombres.

    La flèche pointe vers les photographies qui représentent les actes des résistants (photographies d’armes, corps criblés de balles & déraillements…)

    Les couleurs utilisées sont des couleurs morbides :

    Le rouge : symbolise le sang

    Le noir : ce qui est mauvais

     

    Par le texte, les Nazis demandent si les Français « appellent ça des libérateurs » è Ils tuent pour libérer, ce sont donc des criminels.

    C’est une question ironique.

    Les Français détournent volontairement le sens de l’affiche ; l’affiche devient alors le symbole de la résistance.

     

    Conclusion :

     

    En dépit de la volonté première du régime Nazi (qui était de dénoncer l’acte de résistance), cette affiche est devenue un véritable symbole de la résistance, incitant davantage les Français à imiter cette action plutôt qu’à la dénoncer. On peut donc dire que cette affiche était à double tranchant, elle a tourné en la faveur des résistants plutôt qu’en celle des Nazis.

     

    Ouverture :

     

    Strophes pour se souvenir, Louis Aragon

     

     

    Avis perso :


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    Oeuvre 4- Le pavillon Nazis (aigle allemand)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    PAVILLON ALLEMAND

     

    Auteur : Albert Speer est un architecte allemand qui deviendra ensuite le ministre de l’armement du Reich.

    Anecdote : Staline a demandé a rencontré Albert Speer mais Hitler a refuser de peur que Staline ne lui « vole » son architecte préféré

     

    Contexte Historique :

     

    Le pavillon allemand a été réalisé par Albert Speer en 1937 pour l’exposition universelle de 1937. L’exposition s’est déroulée à Paris. Le pavillon est haut de 54 mètres. L’exposition Universelle s’est déroulé deux ans avant la seconde guerre mondiale.

     

    Description et Analyse :

     

    Haut de 54 mètres, le pavillon est couronné d’un aigle tenant une croix gammée dans ses serres. Le pavillon  du 3° Reich est un des 2 pavillons vedettes de l’exposition avec le pavillon de l’URSS. L’aigle représente les Nazis. La croix gammée qu’il tient dans ses serres deviendra le symbole du Nazisme.

     

    Le pavillon Nazi est constitué d’un long bâtiment abritant un grand hall et de la tour de 54 mètres faite de huit piliers d’acier et de fer recouvert de dalles de pierres et de plaque de céramique.

    L’aigle représente les Nazis. La croix gammée qu’il tient dans ses serres deviendra le symbole du Nazisme.

     

    Le pavillon Nazi a été surélevé de 10 mètres par rapport au pavillon communiste pour montrer la puissance du Nazisme. Le pavillon représente une défense massive contre les assauts du communisme.

    Le pavillon auréole l’apogée de l’Allemagne Nazie.

     

    Conclusion :

     

    Ce pavillon, à l’origine créé à l’occasion de l’exposition universelle est devenu un véritable symbole. Plus qu’une simple sculpture, il est devenu une ode à l’Allemagne nazie même.

     

    Ouverture :

     

     

    On peut lier cette œuvre à la sculpture « L’ouvrier et la Kolkhozienne » de Vera Moukhina et Boris Iofane. En effet, cette œuvre était aussi destinée à l’illustration du pavillon communiste pour l’exposition universel et est devenu, accessoirement, le symbole du stalinisme.


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    Oeuvre 5- Le mur de Berlin

     

     

     

     Oeuvre 5- Le mur de Berlin

     

     

     East Side Gallery

     

     

    Intro & Contexte histo :

     

    Le Mur de Berlin a été érigé en 1961, dans la nuit du 12 au 13 août par la République Démocratique Allemande (RDA) pour tenter de mettre fin à l’exode croissant de ses habitants vers la République Fédérale d’Allemagne (RFA). Le mur de Berlin a ensuite été détruit en 1989 par les habitants de la RDA et un morceau du mur et un morceau du mur a été conservé pour illustrer le Street Art. C’est l’East Side Gallery.

    L’East Side Gallery est une relique des décombres du mur de Berlin de 1, 3 km de long situé près du centre de Berlin, elle sert de support pour une exposition d’œuvres de Street Art.

     

    Description :

     

    Il s’agit de la plus longue section du mur encore debout (1, 3 km environ). Elle est constituée de 118 graffitis d’artistes de divers pays, du côté est du mur de Berlin. Elle est la plus grande galerie en plein air du monde. Le premier dessin a été effectué en décembre 1989 par Christine Mac Lean, immédiatement après la chute du mur. Au total, on dénombre 118 artistes de 21 pays différents.

     

    Un grand nombre d’œuvres fait directement ou indirectement référence au mur (à sa chute, à son érection, ou en l’édifice lui-même) ainsi qu’au régime politique qui l’a établi (dictature de l’URSS). Beaucoup d’œuvres sont vecteurs de messages pacifistes entre les peuples.

    Cette œuvre dénonce la violence entre les différents blocs et la chute du mur de Berlin.

     

    Conclusion :

     

    Le fait qu’une centaine d’artistes de différents pays aient pu peindre sur ce mur (du côté est qui plus est) démontre le fait que la RDA (partie de l’URSS, très replié et centralisé sur lui-même) a éclatée et s’est ouverte au monde. Les messages de paix dénotent d’une accalmie qui suivra et s’étendra sur le reste du monde jusqu’en 1991, date de fin de la Guerre Froide, et qui subsiste aujourd’hui encore dans l’Allemagne réunifiée. 





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