• The Problem We All Live With

    The Problem We All Live With

     

    Présentation générale de l’œuvre :

    Le titre de cette œuvre est «The problem we all live with». Elle a été créée par Norman Rockwell qui est né en 1894 et est mort en 1978. C'était un illustrateur américain.

    L'une de ses œuvres les plus connues est son «triple autoportrait» réalisée grâce à une mise en abyme. C'est à dire qu'il se peint en train de se peindre en se regardant dans un miroir.

    Le tableau «The problem we all live with» est une huile sur toile de 91 cm sur 150 cm.

     

    Contexte historique :

      En 1860, il y a eu l'abolition de l'esclavage. Cependant les noirs continuent à subir la ségrégation raciale pendant 1 siècle. En 1960, Ruby Bridges devint la 1ère enfant afro-américaine à intégrer une école blanche. À cause de l'opposition des blancs à intégrer les noirs, elle avait besoin de la protection des Marshalls fédéraux.

     Dans les années 60, les noirs et les blancs étaient encore séparés dans les lieux publics. C'était la loi de ségrégation. La ségrégation est l'action de mettre à part quelqu'un ou un groupe.

     En novembre 1960, est imposée la fin de cette ségrégation dans les écoles et le «Civil Right Act» déclare illégale toute discrimination. Malheureusement, les mentalités ne changent pas si facilement et cette forme de discrimination persiste auprès des élèves noirs dans les écoles.

     

    Description de l’œuvre :

      Notre regard, parcourt l'image en étant guidé par la saturation. La saturation est l'intensité d'une teinte spécifique. Plus une couleur est vive, plus elle est saturée. De ce fait, notre regard par de la robe de la petite fille et termine sur la tâche de la tomate sur le mur, en passant par les costumes gris des Marshalls.

     La petite fille est mise en valeur par la couleur de sa robe qui tranche avec la couleur de sa peau. Elle tient dans ses mains ses affaires pour aller en classe. Elle a l'air déterminée et marche en regardant droit devant elle. L'accent est mis sur son innocence avec le blanc qu'elle porte, qui est symbole de paix, en contraste avec la violence qui l'entoure comme la tomate écrasée et les insultes gravées sur le mur.

     Cette petite fille n'a rien fait de mal, puisqu'elle est là car la loi l'autorise à aller à la même école que les blancs.

     De chaque côté du tableau, quatre hommes encadrent cette petite fille. Ils sont ses gardes du corps. Ils l’escortent jusque dans l’école car bien que la loi fédérale vient de mettre fin à la ségrégation dans les écoles, les parents des enfants blancs ont bien du mal à accepter cette règle.

     On ne voit pas leurs visages, donc ils restent anonymes. Le peintre ne fait pas d'eux des héros. L’héroïne c'est la petite fille.

     Les brassards, les plaques d'officier et la règle d'école étant de la même couleur ( jaune ), le spectateur est amené à les associer. On peut dire que ces objets rappellent en quelque sorte la loi, qui doit être respectée par tous.

     Enfin, à l'arrière plan sur le mur, on voit une insulte raciale, «nigger» (renvoyant à l'esclavage) et des traces de tomates lancées par les manifestants opposés à l'arrivée de la petite fille. Le rouge de la tomate suggère le sang et même la mort. Les initiales du «Ku Klux Klan» peuvent également être lues à gauche, et évoquent racisme, violence et lynchage.

     La technique qu'utilise Norman Rockwell est l'hyperréalisme. L'hyperréalisme est la reproduction à l'identique d'une photographie en peinture, tellement réaliste que le spectateur vient à se demander si la nature de l'œuvre est une peinture ou une photographie.

     

    Conclusion :

      Le «problème» que soulève ce tableau est celui du racisme. Norman Rockwell dénonce ici les préjugés dans son pays, même si la Cour Suprême des États-Unis avait officiellement mis un terme à la ségrégation. Quand nous observons ce tableau, notre position est assez inconfortable puisque nous nous tenons parmi les manifestants. Ainsi, nous sommes d’autant plus choqués par ce que cette petite fille endure. Néanmoins, elle passe une ligne sur le trottoir, un passage symbolique vers une nouvelle ère. Norman Rockwell, étant optimiste, voulait croire comme d’autres avant lui en avaient rêvé, que des enfants noirs et blancs pourraient un jour se tenir la main. Barack Obama, en devenant le 1er président Afro-Américain, confirme que pour certains, le rêve a fini par devenir réalité.

     

    Ouverture :

      Norman Rockwell a peint une œuvre optimiste des droits civiques qui représente une famille noire américaine qui emménage dans un quartier blanc.


    Avis personnel :

      J'aime cette œuvre parce que l'auteur l'utilise pour dénoncer le racisme et je trouve que c'est très courageux.